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Les radiés de l'assurance habitation seront doublement pénalisés


Selon les chiffres du cabinet spécialisé Facts & Figures, 1% à 1,5% des détenteurs de contrats multirisques habitation seraient radiés chaque année par leur compagnie d’assurance. Et c’est à la date de renouvellement des contrats que les assureurs opèrent ce grand nettoyage.

 

Un objectif : réduire les risques

Selon les experts, les assureurs se penchent de plus en plus sur la récurrence des dégâts des eaux. Car même si ils restent mineurs par rapport à l’ensemble des risques, ils sont en constante progression. Et plutôt que de pratiquer des hausses de tarifs qui ne peuvent pas être éternelles, les assureurs prennent le parti de mieux analyser les historiques de leurs clients. Ainsi tous les clients qui deviennent de plus en plus risqués se voient purement et simplement radiés.

 

Il s’agit là d’une pratique tout à fait légale puisque la loi donne à l’assureur la possibilité de radier un adhérent dans 3 cas :

-le risque aggravé

-le non paiement des cotisations

-la fin du contrat

Dans ce dernier cas, ainsi que le précise Olivier Gayraud, juriste au sein de l’association de consommateurs CLCV, «Dans ce dernier cas-là, pas besoin de justification. Il ne peut pas y avoir de contestation».

Par ailleurs, certaines situations peuvent occasionner des résiliations automatiques. Ainsi lorsque l’adhérent cumule plus de trois dégâts des eaux ou deux sinistres responsables en une année, il est automatiquement radié.

Ce qui s’explique parfaitement selon Cyrille Chartier-Kastler « C’est normal, une assurance habitation coûte en moyenne 120 à 250 euros par an, alors qu’un dégât des eaux peut coûter 10.000 euros à l’assureur. Il faut donc beaucoup d’assurés sans sinistre pour pouvoir payer ce type d’événements un peu lourds».

Ce n’est pas une question de responsabilité

Que vous soyez responsable ou non du sinistre n’a aucune importance. En effet, la convention « Cidre » qui s’occupe de ce type de sinistres, impose à l’assurance de rembourser quelque soit le cas de figure jusqu’à un certain montant.

Et c’est ce qui pousse les assureurs à rechercher leurs clients les plus risqués même ceux qui habitent tout simplement dans les zones à risques. Ainsi que le souligne les associations de consommateurs, certains assurés se sont vus radiés uniquement parce qu’ils habitaient des zones jugées risquées et que l’assureur voulait se protéger.

Pour l’adhérent, c’est un cercle vicieux qui commence car toutes les compagnies chez lesquelles il voudra se réassurer lui demanderont de déclarer sur l’honneur ses précédentes radiations. Et en cas de mensonge, il risque de voir son contrat annulé comme le confirme la CLCV.

Des nouveaux contrats avec jusqu’à 40% de surprimes

Selon l’UFC-Que choisir, un adhérent radié peut retrouver un nouveau contrat à condition de payer 40% plus cher. Ces tarifs assez élevés peuvent poser des problèmes surtout aux locataires qui ont l’obligation légale  d’être assurés. A ce niveau, les professionnels craignent même de voir un marché de fausses attestations d’assurance se développer pour éviter les exclusions. Car comme le précise Maxime Chipoy : « Contrairement à l’assurance auto, le bureau central des tarifications ne peut pas les aider à trouver un contrat habitation à minima».

C’est pourquoi il est conseillé de discuter directement avec sa compagnie d’assurance une augmentation de tarifs en lieu et place d’une radiation. Ou alors de proposer à l’assurance d’effectuer soi même la résiliation du contrat plutôt que de laisser l’assurance le faire.

Mais lorsque l’assurance habitation a déjà effectué la radiation, il est préférable de négocier un autre contrat directement en agence plutôt que sur internet car selon Maxime Chipoy : « Car en l’absence de motif de résiliation dans votre dossier, cela vous donnera une chance de mieux expliquer votre situation, quitte à payer un peu plus cher»

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